Présentation

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Pour qui et pourquoi?

 

Le consentement libre et éclairé des patients est une obligation légale, préalable à toute chirurgie. Elle se double pour nous d’un engagement moral. En effet, le patient ne doit pas seulement se voir expliquer la nature de sa pathologie, son traitement et les conséquences éventuelles de ce dernier, mais doit aussi disposer d’un support fiable, vérifié et mis à jour, des informations données par le chirurgien. Un patient comprenant mieux la nature de sa pathologie et les raisons qui poussent son médecin à lui proposer un traitement est naturellement amené vers une meilleure gestion de ce dernier. De plus, une explication claire sur les risques de complications, basée sur les données récentes de la littérature scientifique, nous apparaît comme un préalable indispensable à la décision du patient ainsi qu’à l’établissement de la confiance dans sa relation avec le chirurgien.

La multiplication des sources d’informations disponibles à l’heure actuelle est à double tranchant. S’il est vrai que le patient peut ainsi de lui-même mieux comprendre sa pathologie, il s’expose, en recherchant ces données auprès de sources non validées, au risque d’une compréhension tronquée ou parfois même fausse de sa pathologie et de son traitement.

Ce site, sans être bien entendu exhaustif, est pensé comme un recueil simple, juste et validé des informations dont un patient doit pouvoir bénéficier en tout temps. Afin d’être plus efficaces dans nos conseils, nous invitons les patients à y revenir plusieurs fois afin de mieux intégrer des notions qui leur sont parfois étrangères.

Enfin, le site est aussi dédié à nos collaborateurs, professionnels de la santé (médecins traitants, spécialistes, kinésithérapeutes, infirmières etc.) en amont et en aval, dans la chaine de soins. Nous souhaitons qu’ils puissent trouver réponse à leurs questions en ces lignes, et nous leur laissons de surcroît la possibilité de nous contacter afin de faire valoir une question ou de nous recommander un patient dont l’état nécessite une prise en charge accélérée.

 

                                                                                                                                      L. Kaminski M.D.

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De la recherche de votre pathologie au traitement chirurgical

De la recherche de votre pathologie au traitement chirurgical

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Le but premier des consultations est la recherche et le diagnostic de votre pathologie. Votre chirurgien doit donc accumuler un faisceau de preuves concordantes l’amenant à évoquer telle ou telle maladie. Cette étape est nécessairement longue si nous voulons diminuer le risque d’erreur diagnostique.

 

 

Examen clinique

La première étape de ce processus consiste toujours en un interrogatoire des patients, ce qui permet au médecin d’orienter ses recherches lors de l’examen physique. Pour réaliser ceci de manière adéquate, nous demandons à tous nos patients de remplir un questionnaire avec le plus grand soin. Le but de ce questionnaire est de pouvoir cibler, évaluer et suivre la pathologie de manière générale et spécifique. Son autre utilité est d’éviter un oubli dans le recueil de votre information.

L’examen physique qui lui fait suite peut être global ou ciblé en fonction de la certitude que le médecin aura vis-à-vis de son diagnostic. Le chirurgien choisit les tests et les manœuvres adéquates afin de consigner dans votre dossier toute anomalie ou élément remarquable concernant votre colonne. Ceci lui permettra un choix judicieux parmi l’ensemble des examens complémentaires à sa disposition.

Les examens complémentaires visent à augmenter notre certitude diagnostique. Si un patient présente une plainte bien définie, le chirurgien va utiliser un examen complémentaire afin de rechercher une concordance entre la plainte et l’existence d’une anomalie locale sur l’examen complémentaire.

La recherche d’une concordance est donc la raison d’être des examens complémentaires mais ces derniers ne montrent pas tous la même chose. Il peut vous être utile de comprendre quelques généralités les concernant.

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La radiographie (RX)

Elle est souvent utile et réalisée chez la plupart de nos patients. Le but de la radiographie est de réaliser une photographie de votre corps au moyen d’une lumière très puissante (les rayons X). Cette lumière va être bloquée par les éléments les plus lourds (os, implants) ce qui nous permet de les observer. La radiographie est donc un examen rapide permettant de voir les structures osseuses et les implants chirurgicaux et leurs rapports respectifs. Elle a l’avantage de pouvoir se réaliser en position debout ce qui nous donne une image de votre colonne en fonctionnement. Il est possible aussi de vous demander de vous pencher dans une direction bien précise afin d’observer la réaction de votre rachis durant le mouvement. On nomme ces radiographies « dynamiques ». La radiographie n’est pas performante dans la recherche de pathologies liées aux tissus mous comme le disque, les racines nerveuses etc.

 

Le scanner ou tomodensitométrie (CT Scan)

Son principe général est identique à la radiographie et il utilise aussi des rayons X pour observer votre colonne. Son avantage est qu’il nous permet de voir en deux dimensions (en coupe) et aussi en trois dimensions (reconstructions 3D). Sa précision est remarquable car il distingue des éléments séparés de moins d’1 mm. Ses désavantages sont l’irradiation bien plus importante qu’il procure par rapport aux radiographies, le manque de discernement parfaitement précis des tissus mous et sa réalisation en position couchée.

 

L’Imagerie par résonnance magnétique (IRM)

Ce principe d’imagerie est tout à fait différent et n’est pas irradiant. Il permet, au travers d’un mécanisme complexe, de nous dévoiler la densité des noyaux d’hydrogène de votre corps. Par cet intermédiaire, il est possible d’étudier la répartition d’eau ou de graisse dans l’ensemble de votre colonne. Il représente donc le meilleur examen disponible pour les tissus mous comme le disque, les racines, la moelle épinière, les ligaments, etc. Son désavantage est qu’il ne donne qu’une mauvaise image de l’os.

 
 
 

Vous le comprenez donc, comme votre colonne possède des structures dures et des structures molles, il est rare de pouvoir poser un diagnostic complexe sans la réalisation de l’ensemble de ces examens d’imagerie.

 

De nombreux autres examens complémentaires existent mais les plus utilisés en chirurgie du rachis sont les suivants :

 

L’électromyographie (EMG)

Le but de cet examen est d’investiguer l’intégrité des nerfs périphériques. La conduction nerveuse est testée de deux manières : motrice et sensitive. L’étude motrice nécessite une stimulation du nerf par un courant électrique et on recueille l’information au niveau du muscle qui doit se contracter. L’étude sensitive stimule le nerf en périphérie et recueille l’information à l’autre extrémité du même nerf.

 

Les potentiels évoqués (PEM/PES)

Le but de cet examen est d’investiguer l’intégrité de la moelle épinière. La conduction nerveuse est testée de deux manières : motrice et sensitive.

L’étude motrice teste les voies de la moelle au départ du cerveau et à destination des muscles par l’intermédiaire d’un nerf périphérique. Le cerveau est stimulé de manière électromagnétique et le signal est enregistré au niveau des muscles périphériques. On les nomme “potentiels évoqués moteurs” (PEM).

L’étude sensitive teste les voies de conduction de retour, partant de l’extrémité d’un nerf périphérique et se projettant au niveau du cerveau (aire somesthésique). Le nerf périphérique est donc stimulé et le signal est recueilli au niveau cérébral de façon transcrânienne. On les nomme “potentiels évoqués somesthésiques” (PES).

Le plus souvent, les potentiels évoqués sont utilisés au cours d’une intervention présentant un risque de lésion de la moelle épinière.

 

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RXCTIRM

 

Lorsque votre médecin a établi une concordance entre vos plaintes, l’examen physique et les examens complémentaires, il doit choisir avec vous la meilleure modalité de traitement. Sans concordance, les chances que la chirurgie puisse être bénéfique au patient sont identiques à la prise d’un placebo. Dans ces cas l’intervention ne peut être proposée au patient et le chirurgien aura le choix de réaliser ou non d’autres types d’examens complémentaires. Il arrive aussi que le chirurgien ne comprenne pas la source de votre pathologie et par là, ne puisse vous être utile. A ce moment, il peut choisir de « passer la main » et vous référer auprès d’un autre spécialiste.

 

Traitement

Le premier traitement à réaliser est bien souvent médical et a été le plus souvent conduit ou initié par votre médecin traitant. En consultation, nous nous assurerons que sa mise en place est adéquate et que sa durée est suffisante pour être efficace.

Ce traitement comporte plusieurs volets : le traitement médicamenteux, le traitement orthopédique, le traitement kinésithérapique ainsi que le traitement algologique.

 

Le traitement médicamenteux

Le traitement médicamenteux vise à améliorer votre état de santé grâce à certaines molécules spécifiques. Les antalgiques (paracétamol, tramadol etc.) sont des molécules qui visent à diminuer la douleur. Elles n’ont pas d’effet sur la cause mais la rendent plus supportable. Les anti-inflammatoires (AINS, cortisone) visent à diminuer une inflammation responsable en plus ou moins grande partie de vos douleurs. C’est le cas par exemple lorsqu’une de vos racines nerveuses est irritée par une hernie discale et la médication anti-inflammatoire va atténuer cela. Certains médicaments comme la prégabaline (Lyrica®) sont utilisés pour traiter une douleur spécifique du tissu nerveux. Ces médicaments ont tous des effets potentiellement négatifs et le traitement médicamenteux vise à un juste équilibre entre les effets bénéfiques et les effets secondaires. Il faut donc veiller à adapter les doses de traitement au fil du temps.

 

Le traitement orthopédique

Le traitement orthopédique par immobilisation. Cette technique ancienne et temporaire vise à diminuer les douleurs ou l’apparition de déformations en limitant les mouvements au niveau de votre colonne. Il existe des contentions souples, semi-rigides et rigides. Elles peuvent s’appliquer sur n’importe quelle partie du rachis (minerves en cervical, corsets en thoracolombaire). L’immobilisation est souvent efficace mais induit une atrophie musculaire (à cause de leur faible utilisation). Son application doit donc être temporaire, le temps par exemple qu’une fracture puisse guérir ou qu’un phénomène particulièrement douloureux s’estompe. Ensuite, il est souhaitable de réaliser une kinésithérapie.

 

Le traitement kinésithérapique

Le traitement kinésithérapique a plusieurs objectifs. Il est sous-tendu par une philosophie : la réalisation de certains mouvements est à même d’améliorer la santé d’un patient. Le kinésithérapeute est libre de choisir ses techniques et le fera de manière individualisée. Parmi celles-ci, citons le massage, la mobilisation, le travail de la posture et de l’équilibre, le renforcement musculaire, la revalidation à la marche et toutes les variétés de physiothérapie antalgique.

 

Le traitement algologique

Le traitement algologique est lui aussi capital : son objectif est de traiter localement la douleur. Pour être réalisé, il nous faut trouver l’endroit précis qui est susceptible de déclencher vos douleurs. Cette cause étant identifiée, nous pouvons demander à l’équipe d’algologie de réaliser plusieurs gestes techniques différents.

 

Les infiltrations de cortisone

Elles peuvent être épidurales (on injecte en plein centre dans le canal vertébral, non loin du site pathologique). Ceci va potentialiser l’effet antiinflammatoire de la cortisone qui va agir à l’endroit précis où elle sera utile.

Elles peuvent aussi être radiculaires sélectives et viser une racine nerveuse bien précise, à gauche ou à droite. Nous les réalisons le plus souvent en cas d’échec de l’infiltration épidurale.

Enfin, elles peuvent être facettaires si l’on suspecte que votre douleur prend naissance à cet endroit.

 

La thermocoagulation

Chez les patients qui répondent bien à l’infiltration facettaire, il nous est possible de demander une thermocoagulation des facettes. Par une technique de radiofréquence, le médecin va coaguler un petit nerf responsable de vos douleurs.

 

Finalement, les infiltrations de cortisone permettent à la fois de soulager le patient (durant une durée variable de quelques jours à plusieurs mois) et à la fois de nous confirmer la cause de votre pathologie. Une infiltration inefficace peut avoir une cause technique mais nous montre plus souvent que nous nous trompons de diagnostic.

 

 

Le traitement chirurgical

En fonction de votre pathologie, la durée du traitement médical est variable. Ce n’est qu’à l’issue de cette période que nous pouvons juger de son succès ou de son échec. Dans ce dernier cas, nous étudions avec vous la possibilité de réaliser une intervention chirurgicale. Celle-ci ne vous est proposée que si nous estimons que le rapport risques / bénéfices vous est favorable.

Afin de diminuer les risques d’erreurs ou de confusion, nous réaliserons devant vous un planning opératoire reprenant les différentes modalités de l’installation, de l’intervention ainsi que du matériel employé. Après vous avoir expliqué ce planning, vous le signerez puis nous le consignerons dans votre dossier médical afin qu’il puisse être utilisé durant la phase d’hospitalisation.

 

 

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La phase d'hospitalisation

La phase d'hospitalisation

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Quelques réponses à vos principales interrogations

 

 

 

Quelles sont les précautions à prendre avant mon hospitalisation ?

Vous devez vous assurer avoir bien compris la nature de votre pathologie, les principes du traitement chirurgical ainsi que les risques potentiels de votre chirurgie.

Vous devez avoir consulté un anesthésiste dans la phase préopératoire. Il vous expliquera l’intervention chirurgicale de son point de vue.

Un régime alimentaire sain et sans excès dans les jours précédant votre hospitalisation vous permettra de diminuer l’inconfort postopératoire. Pour les mêmes raisons, l’abstention ou la diminution de votre consommation d’alcool et de tabac vous est conseillée.

 

Quand vais-je devoir arriver à l’hôpital ?

La plupart de nos patients arrive à l’hôpital la veille de l’intervention. Ils peuvent ainsi rencontrer leur chirurgien et vérifier avec lui les détails de l’opération. Pour les interventions légères, il leur sera proposé d’entrer le matin même.

 

Certains médicaments sont-ils à éviter lors de mon hospitalisation ?

Certains médicaments, comme l’aspirine par exemple, sont stoppés au moins une semaine avant l’intervention chez la plupart de nos patients. L’anesthésiste et, si nécessaire, un autre spécialiste vont définir les médicaments à garder et ceux qu’il conviendra de stopper.

 

Comment se déroule mon intervention chirurgicale ?

Elle se réalise sous anesthésie générale dans une salle d’opération où vont collaborer au moins 5 personnes. Le premier temps va consister à vérifier votre identité, vos antécédents ou allergies ainsi que le type de chirurgie dont vous allez bénéficier. Si cette étape est réussie, l’anesthésiste va pouvoir vous endormir. S’en suit une phase où l’ensemble de l’équipe vous installe sur la table d’opération et vérifie votre positionnement optimal. La zone à opérer est ensuite découverte et sa peau peut être préparée et désinfectée. A partir de cet instant, l’équipe chirurgicale met en place les champs opératoires et débute la procédure.

Chaque procédure est adaptée au patient et à sa pathologie. Il est important que vous ayez bien compris votre pathologie et le but de la chirurgie. De manière générale, ces buts sont de décomprimer vos structures nerveuses et/ou de stabiliser votre colonne.

Votre réveil est effectué en salle d’opération par l’anesthésiste et votre chirurgien va s’assurer que vous avez bien supporté la procédure. S’en suit une phase de surveillance (salle de réveil), généralement de quelques heures. Lorsque tous vos paramètres et votre douleur sont contrôlés, vous êtes reconduits dans votre chambre.

 

Où va se situer l’incision cutanée et de quelle longueur sera-t-elle ?

Elle est généralement de 4 à 5 cm et décalée légèrement vers la gauche au niveau de votre cou.
L’incision est au centre de votre dos ou cou. Elle est de 4 à 12 cm en moyenne suivant le type de chirurgie mais peut couvrir dans certains cas l’ensemble du dos.
L’incision peut suivre le trajet d’une cote, le plus fréquemment à gauche. Dans ce cas elle est longue de 15 cm au moins. Dans certains types de chirurgie lombaire, l’incision est en bas du ventre, d’un côté ou de l’autre et sa longueur est normalement de moins de 8 cm.

 

Quelle est la durée probable de mon intervention chirurgicale et la durée de mon hospitalisation ?

La durée moyenne de la chirurgie est de 1h30. La durée d’hospitalisation varie entre 2 et 3 jours pour les colonnes cervicales. Elle est de 3 à 5 jours dans la majorité des autres interventions mais sa durée peut être allongée en cas de complication, de mauvais contrôle de votre douleur ou d’apparition d’une autre pathologie.

 

Vais-je avoir mal après l’intervention ?

Dans un premier temps, vous allez ressentir au niveau du site chirurgical une douleur rendue tolérable par la prise d’antalgiques. Vous ne quitterez l’hôpital qu’au moment où cette douleur sera contrôlée par les antalgiques mineurs qui vous seront prescrits à domicile. Pour les interventions longues, il est préférable de mettre en place une sonde urinaire afin d’améliorer votre confort en postopératoire immédiat. Cette sonde est une gêne relativement importante pour les patients et sera retirée le plus tôt possible.

 

Quand vais-je pouvoir sortir de mon lit après l’intervention ?

En règle générale, les patients sont levés le lendemain de leur chirurgie par l’équipe des kinésithérapeutes. Ces derniers vont veiller à vos progrès dans les jours suivants et lorsque votre autonomie devient adéquate, nous vous proposons de retourner à domicile. Certains patients ne peuvent atteindre un niveau d’autonomie suffisant pour permettre un retour à domicile sans risque et nous leur proposerons un séjour en revalidation dont la durée est adaptée à chaque cas.

 

 

 

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La phase post-opératoire

La phase post-opératoire

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Quelques réponses à vos principales interrogations

 

 

 

Y a-t-il des symptômes particuliers qui doivent m’amener à consulter mon médecin généraliste ?

Oui, la survenue de complications découvertes une fois le patient sorti de l’hôpital n’est pas exceptionnelle. Voici les différentes raisons qui doivent motiver une visite chez votre médecin traitant :

•Fièvre (>38,5°) inexpliquée (sans maladie habituelle apparente)

•Augmentation brutale des douleurs ne pouvant être calmées par la prise de vos antalgiques

•Anomalie de la plaie opératoire découverte par l’infirmière à domicile

•Diminution importante de votre capacité à vous déplacer

•Maux de tête très importants survenant lors du passage de la position allongée à verticale

 

 

Combien de temps vais-je avoir mal après mon départ de l’hôpital ?

La douleur du site opératoire est constante mais plus ou moins importante en fonction du type de chirurgie. Les chirurgies par voie antérieure sont fréquemment mieux tolérées et la douleur s’estompe en 1 à 2 semaines. Concernant la chirurgie par voie postérieure, les douleurs sont plus tenaces et peuvent perdurer 3 à 5 semaines. Si ces douleurs n’étaient pas contrôlées par vos médicaments, il devient alors nécessaire de consulter votre médecin traitant.

 

Vais-je devoir porter un corset ou une minerve après l’intervention ?

La plupart des patients portent un collier mousse pour une durée de 1 à 3 mois. Ils peuvent le retirer pour les soins de plaie et pour l’hygiène. Ce dispositif n’a pas de réelle valeur mécanique et intervient plus comme un rappel de prudence pour le patient. Dans certains cas, nous vous demanderons de porter une minerve afin de stabiliser votre colonne cervicale de manière plus adéquate. Là encore, la durée est de 1 à 3 mois.
La plupart de nos patients ne portent aucun dispositif en postopératoire. Dans certaines situations particulières, nous pouvons vous demander et porter une contention semi-rigide ou rigide pour une durée de 1 à 3 mois.

 

Quels sont les mouvements qui me seront déconseillés?

Les mouvements sont nécessaires et contribuent pour une grande part à l’amélioration des patients. Nous conseillons donc à tous nos patients la réalisation quotidienne de promenades dont la durée sera fonction de leur niveau de douleur.

Tous les mouvements nécessitant une grande force ou le maintien prolongé d’une position sans pouvoir rapidement en changer sont potentiellement néfastes pour le patient et doivent être évités.

Finalement, nous vous demandons de vous mobiliser le plus possible sans vous mettre dans une situation qui puisse vous causer une douleur.

 

Combien de fois vais-je devoir consulter mon chirurgien après l’intervention ?

Vous serez revus au moins 2 fois et plus si nécessaire. Les consultations se déroulent à 1 mois et 3 mois postopératoires et visent à évaluer votre état général, votre récupération, la bonne cicatrisation de votre plaie, ainsi que l’adéquation du traitement médicamenteux. En fonction de votre chirurgie, nous pouvons vous demander de vous représenter plusieurs fois à la consultation pour un meilleur suivi.

 

Comment ma cicatrice est-elle fermée ?

Nous réalisons, à chaque fois que cela est possible une fermeture par un « surjet endermique ». Ce type de suture présente plusieurs avantages pour le patient et consiste à fermer la plaie avec un fil unique qui reste sous la peau, sauf à ses deux extrémités. Ce fil est naturellement résorbable sur une période de trois mois et il est donc possible de sentir une petite corde sous la peau à ces moments. L’infirmière contrôle la bonne fermeture de la plaie et peut enlever les boucles de ce fil qui sortent à la peau de part et d’autre de la plaie au 10ème jour postopératoire.

Dans certains cas, les risques de réouverture cutanée sont jugés trop importants et la fermeture est assurée par des fils simples ou des agrafes. Ces derniers seront aussi retirés au 10ème jour.

 

Quand puis-je prendre une douche ?

Vous pourrez prendre une douche dès l’instant où vous pourrez tenir debout suffisamment longtemps c’est-à-dire généralement le deuxième jour. En effet, si cela est possible, votre plaie sera recouverte d’une colle biologique qui va en assurer son étanchéité. Lorsque cela n’est pas possible, un type spécial de pansement étanche vous sera prescrit.

 

Combien de temps vais-je bénéficier des soins d’une infirmière à domicile ?

Généralement, une infirmière à domicile viendra effectuer les soins de votre plaie 5 à 6 fois durant les deux premières semaines suivant l’intervention. Vous aurez le choix de faire retirer les fils ou agrafes par l’infirmière ou bien de faire appel à votre médecin traitant.

 

Vais-je devoir réaliser des séances de kinésithérapie ?

Souvent, un kinésithérapeute vous accompagnera durant les premiers mois mais cela dépend du type de chirurgie ainsi que de votre demande. Nous vous conseillons un mois de repos relatif après l’intervention. Nous déciderons avec vous de l’intérêt de séances de kinésithérapie passé ce délai.

 

Combien de temps serai-je en arrêt de travail ?

Il faut compter au moins deux semaines d’arrêt de travail pour tous les patients et cela peut aller jusqu’à 3-4 mois en fonction de votre chirurgie.

 

Quand vais-je pouvoir utiliser ma voiture ?

Pour la plupart des patients, vous pourrez utiliser votre voiture une à deux semaines après l’intervention lorsque votre état le permet. La prudence est de mise durant la période de convalescence. Une apparition de douleurs doit vous inciter à vous arrêter 5 à 10 minutes afin de réaliser une promenade avant de reprendre la route.

 

 

 

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